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dimanche 25 juillet 2010

Quelques images...


En attendant les photos de la comédie musicale, quelques photos des répétitions
Here are some pictures of the musical's rehearsal, we will get the pictures of the final show soon





lundi 12 juillet 2010

Des volontaires venues de France


Début juillet, les petites filles ont fait la connaissance de six nouvelles volontaires, dont cinq resteront jusqu’au 21 juillet et une jusqu’à mi septembre. Les prises de contact se sont très bien passées et les premiers projets commencent à se développer.



Alors que les "petites" apprennent aux grandes à trier les lentilles, les "grandes" les aident pour les devoirs.



Les premiers jours, les volontaires se sont insérées dans la vie de l’orphelinat, participant à de nombreuses tâches domestiques, et aidant les filles dans leur travail scolaire. Si toutes les petites filles (notamment les plus jeunes) ne parlent pas encore anglais, les signes et les traductions de Prema rendent les échanges faciles.




Achat de tissus

L’un des projets est la réalisation d’une comédie musicale dans laquelle joueront toutes les petites filles. Elle aura lieu le 18 juillet et de nombreuses personnes du village ainsi que des membres des familles des petites filles seront présents. Il s agit donc d’un événement assez important, puisqu’il va représenter en quelque sorte l’orphelinat.Lors des répétitions, les petites filles font preuve d'une grande rigueur et apprennent très vite.Les tissus pour les costumes ont été choisis par les volontaires et une fois découpés par celles-ci, ils seront cousus par un tailleur du village.


Concentrée pendant la répétition


Rendez-vous après le 18 pour voir le résultat !!


In the beginning of July, the little girls met the six new volunteers, among which five will stay until July 21st and one until mid-September. The encounter went very well and the first projects are being carried out.

Even if all the children (especially the younger ones) do not speak English, signs and Prema's translations help facilitating the exchanges. During the first few days, the volunteers have tried to participate into the orphanage’s routine, participating into many household chores and helping the girls with their homework.

One of the projects is the realization of a musical in which all the little girls will play. It will take place on July 18th and a lot of people from the village as well as children's families’ members will attend it. It is therefore quite a significant event, since in a way it will represent the orphanage. During the rehearsals, the little girls are well applied and learn fast. The volunteers have chosen the materials for the costumes and once they would have cut them, a tailor of the village will stitch them. We'll see the outcome on the 18th !

samedi 5 juin 2010

La rentrée...

8 nouvelles petites filles sont arrivées le 18 mai dernier à l'orphelinat, ce qui porte les effectifs totaux de l'orphelinat à 22. Les nouvelles venues s'appellent Maremma, Lakshmi, Mouthamma, Shivalingamma, Jothi, Nagaveni, Basamma, Earamma.

A priori, il n'y aura pas de nouvelles venues prochainement. Pour le moment, les nouvelles observent avec vigilance leur nouvel environnement et comment les autres filles se comportent. Quelques filles ont beaucoup pleuré la première semaine, le temps de relâcher la tension liée au changement d'environnement. Les "anciennes" prennent le temps d'aider et de soutenir les nouvelles pour les guider dans leur nouvel environnement. Comme elles sont arrivées pendant les grandes vacances, cela a permis aux filles d'avoir un sas pour s'adapter à la vie "à la maison" avant d'attaquer à la rentrée, qui a lieu cette semaine!


Nous voulions en profiter pour vous rappeler l'histoire des filles.

La plupart des petites sont filles de devadasis (prostituées sacrées) et des orphelines, mais cela n'est pas systématique. D'autres viennent simplement de familles où il y avait des histoires de vie compliquées, comme par exemple une mère décédée, un père alcoolique assez violent. Dans ce cas particulier, alors que la situation empirait, des gens de son village ont convaincu le père de confier sa fille à l'orphelinat... La directrice de l'orphelinat laisse le temps au père de réflêchir, mais s'il prend sa décision à un moment où il est sobre et de manière claire, il est possible d'insérer sa fille dans l'univers de l'orphelinat. Autre exemple : les deux parents d'une fille très pauvre sont en phase terminale du sida, ils sont extrêmement faibles et ne peuvent plus sortir de chez eux. Ils n'ont pas les ressources financières pour nourrir leurs enfants, d'autant que leur propre alimentation pose souci... Ils ont donc souhaité bénéficier de l'aide de l'orphelinat.

Cela signifie que toutes les filles ne sont pas orphelines. Mais toutes viennent de familles extrêmement pauvres, la plupart sont de castes intouchables, avec quelques musulmanes. Leurs histoires de vie sont assez complexes à chaque fois.

Cela veut dire aussi que toutes les filles ne sont pas filles de devadasi. La directrice laisse volontairement le flou autour de qui est qui, ce qui fait que les petites filles ne seront pas "marquées au fer rouge" car les gens sur place (à part la directrice) ne savent pas qui est qui.
Comme vous pouvez le voir, les nouvelles sont encore un peu "réservées", mais Prema est confiante en la capacité de l'équipe à les aider à s'épanouir progressivement...

During the holidays, 8 little girls joined the orphanage which brings us to a total of 22 girls living at Ingrid NeaJaveena. The newcomers names are Maremma, Lakshmi, Mouthamma, Shivalingamma, Jothi, Nagaveni, Basamma, and Earamma.

They're not expecting any more admissions this year. Since they arrived, the girls have been observing their new environment and the behavior of the other girls. There have been some tears, because it is of course stressful to adjust to a new place. The "older girls" are keen on helping out, and try to provide support and guidance. Since they arrived during the "summer" holidays, the girls had some time to adjust to life around the house before going back to school, just last week.

We wanted to take this opportunity to tell you a bit more about their "life story."

Most of them are the daughters of devadasis ("sacred" prostitutes), and orphans. But not all of them. Others "simply" come from families with hardships, a mother who dies, for example, or an alcoholic and violent father. In this particular case, as the situation was getting worse, the villagers convinced the father to put his daughter in the care of the orphanage... the Director of the orphanage gave him some time to reflect, but in light of the fact that he made a clear decision when he was sober, it was possible for her to be admitted to the orphanage. In another case, the impoverished parents of a young girl found themselves in the terminal phase of AIDS, incredibly weak and no longer able to leave their home. They did not have the financial resources to feed their children, let alone themselves... and so they sought the help of the orphanage.

This means that not all the girls are orphans. But they all come from extremely poor families, in addition to being socially marginalized because of their caste (untouchables) or because they are Muslim. Each and every one has a complex life story, in which several layers of marginalization intersect: gender, profession, class, castes, religion, etc…

This also means that not all the girls are the daughters of devadasi. But the Director chooses to remain vague about the girls' backgrounds. This way, the girls will not risk being stigmatised, or worse, in light of the fact that the devadasi status is generally considered hereditary. It’s better that no one (besides the Director) knows who is who.

dimanche 30 mai 2010

Vacances...


En Inde, l’année scolaire est différente de la notre ce qui est logique, car dans la majorité des Etats (l’Inde est une fédération), la saison la plus chaude se situe au moment de notre printemps, en avril-mai-début juin. C’est notamment le cas au Karnataka. Donc, pour l’orphelinat, la période redoutée des « examens » de fin d’année, mais aussi les grandes vacances, sont déjà terminées.

Dans le système scolaire indien, les examens sont très fréquents, et pris très au sérieux (parfois trop, et certains écoliers subissent malheureusement une pression très forte, dès leur plus jeune âge). Et même si Prema et son équipe encouragent les progrès des filles sans les mettre sous pression, leurs excellents résultats ont été accueillis avec beaucoup de joie, du côté des adultes comme de celui des enfants.

Durant les « grandes vacances », Prema ainsi que l’équipe de l’orphelinat, ont décidé d’emmener les petites filles découvrir l’Etat du Karnataka. Pour ces enfants qui ne connaissaient même pas le concept de « vacances », cela a été un grand moment de joie et de découverte.

L’objectif de ces vacances était à la fois le changement bien sûr, mais aussi, comme nous l’a expliqué Prema de permettre aux enfants de voir les choses dont elles entendent parler à l’école « en vrai ». La ville de Mysore, qui était autrefois le cœur d’un royaume du même nom, était la destination idéale, puisqu’elle permet de cumuler palais, temples et zoo.

Le programme incluait une visite du zoo, afin que les filles se familiarisent avec les animaux sauvages et les oiseaux dont elles apprennent les noms à l’école. Puis une balade en bateau Ensuite, direction le palais de Mysore, parce que, comme nous a écrit Prema, « nous leur lisons tous les soirs des histoires de rois et de reines, mais elles n’ont jamais vu de palais… ».

Devant une statue, au grand temple de Mysore
Les éléphants du zoo
Le rhinocéros
Découverte des oiseaux

Balade en bateau

Devant le palais de Mysore

A voir leurs mines réjouies et leurs grands sourires, les filles ont pleinement profité de ces vacances…

Nous vous parlerons très bientôt de la rentrée, et des nouvelles venues à l'orphelinat...


In India the school year is different from ours, which is logical, since in the majority of states (India is a federation) the warmest season takes place at the same moment as our spring, in April/May/early June. This is notably the case in Karnataka. So, for the orphanage, the dreaded end-of-year exam period is over, as is vacation.

In the Indian school system exams are very frequent, and are taken quite seriously (sometimes too seriously, and certain school children are unfortunately subjected to heavy stress from an early age). So even though Prema and her team encourage the girls’ progress without putting them under too much pressure, their excellent grades were met with a great deal of joy from both the adults and the children.

During school vacation, Prema and the orphanage team decided to take the girls on a trip to discover the state of Karnataka. It was a moment of joy and exploration, especially for those students who weren’t even familiar with the concept of “vacation”!

The objective of their vacation was, of course, to give them a change, but also, as Prema explained, to allow the children to see the things that they learn about in school “for real.” The city of Mysore, which was once the heart of a kingdom of the same name, was the ideal destination because it allowed them to visit palaces, temples, and zoos.

Their schedule included a visit to the zoo so that the girls could get to know the wild animals and birds whose names they learn in school. Followed by a boat ride. And finally, a visit to the Palace of Mysore because, as Prema wrote, “we read them stories of Kings and Queens each night, but they’ve never seen a palace…”

Soon it will be time to go back to school, and we will tell you all about it, and about newcomers to the orphanage…

mardi 27 avril 2010

Un visiteur...

Rolf Hocke est un des nombreux amis de l'orphelinat Ingrid Naava Jeevana. Basé en allemagne, il s'occupe entre autres, comme Siwol de récolter des fonds et de créer des partenariats. Il a rendu visite aux fillettes et à l'équipe de l'orphelinat cet hiver. Voici le témoignage musical et écrit que ce pasteur passionné de musique a eu l'amabilité de nous transmettre.



"Il y a 10 ans, je suis allée à Siruguppa pour la première fois. Ma visite à Ingrid Naava Jeevana a une histoire qui remonte à près de 18 ans. Je connais Prema et Anand Kundargi depuis longtemps à cause d'un partenariat entre nos paroisses en Allemagne et en Inde. Je suis un pasteur. En 2006, Prema a visité notre paroisse de Eschwege comme "danceuse-ambassadeur" du district de Bellary du diocèse du nord du Karnataka de l'Eglise d'Inde du Sud. Depuis sa visite, Prema m'a aidé dans mes recherches sur la musique d'Eglise d'Inde du sud. La musique a toujours été importante dans ma relation avec l'Inde, mais ma dernière visite à Siraguppa a été très particulière vis-à-vis de cette question. Je suis tenu au courant de l'activité de l'orphelinat par des rapports et des photos, mais être avec les petites était quelque chose de spécial. Je pourrais essayer de trouver des mots pour cela, mais je préfère le faire à ma façon: je ne me contente pas de "collecter" la musique indienne, je compose aussi pour le piano, des morceaux de styles différents. Depuis que je suis allé à Siruguppa, et même quand j'étais là-bas, je ne peut pas stopper le flot de musique. Imaginez cet étrange visiteur, assis sur son lit un ordinateur sur les genoux, rentrant de la musique dans la machine. Un soir, les petites filles m'ont écouté chanté et jouer de l'harmonium lors d'un récital que Prema avait organisé avec un excellent chanteur classique indien, à l'étage de leur maison, exactement là où les petites dorment. A l'étage en dessous, cette même nuit, j'ai composé la mélodie "Feeling at home" (se sentir à la maison), que je partage avec vous maintenant. Ce n'est peut-être pas ma meilleure composition, mais cela a été écrit là-bas et à ce moment précis. Voilà la musique."

Si vous êtes intéressé, nous pouvons vous envoyer les partitions...


Rolf Hocke is one of the many friends of the orphanage Ingrid Naava Jeevana. He is a Pastor from Germany, and as Siwol, he collects funds and create partnerships. He visited the girls and the staff of the orphanage this winter. Here is his musical and written testimony, that he was kind enough to give us.

"Ten years ago I have been to Siruguppa for the last time. My visit to Ingrid Naava Jeevana has an almost 18 year long pre-history. I know Prema and Anand Kundargi for quite a long time because of the partnership of our church districts in Germany and India. I am an Evangelical Pastor. In 2006 Prema visited our Eschwege church district as a dancing ambassador of Bellary District of CSI Karnataka Northern Diocese. Prema since her visit in 2006 supports me in my studies on South Indian Church music. Music has always been important in my relation to India, but the recent visit to Siruguppa has been very special again, in this regard, also. I'm informed through regular reports and photos about the activities in the orphanage, but being with the little ones was something special. I could try to find words for it, but I prefer to do it my way: I do not only collect Indian music, I also compose for piano in different styles. Since I have been to Siruguppa and even when I was there I couldn’t stop the flow of music. Imagine that strange visitor, sitting on his bedside with a laptop on his knees, hammering some music into that machine. The little girls one night listened to my singing and harmonium playing in a recital Prema had organized together with an excellent classical Indian vocalist upstairs in their house, right there, where the little ones would sleep soon after. Downstairs the same night I composed the tune “feeling at home”, which I would share with you now. It may not be my best composition, but alas, it was written there and then only. Here is the music."

We can send you the music score if you are interested...

mercredi 24 mars 2010

'Let's play Holi'

Le 1er mars, l'Inde a célébré Holi, aussi appelée la fête des couleurs, car on se poursuit en s'aspergeant d'eau colorée. C'est une fête hindoue, qui célèbre la victoire du bien sur le mal, comme beaucoup de fêtes religieuses. Cette fois ci le bien, est joué par Prahlada, un jeune dévot de Vishnu, tandis que le mal est représenté par son propre père, Hiranyakashyap. Hiranyakashyap est un démon a qui Brahma (un dieu central du panthéon hindou) avait accordé qu'il ne pourrait être tué durant le jour ou la nuit, chez lui ou en dehors de chez lui, ni sur terre ni dans le ciel...
Hiranyakashyap était devenu arrogant car il se croyait invincible, et donc meilleur que les dieux, mais son fils restait fidèle aux dieux. De ce fait, il décida de le tuer, mais aucun de ses plans ne marchaient, notamment parce que les dieux protégeaient le pieu Prahlada. Finalement, Hiranyakashyap demande à sa soeur Holika, de l'aider à tuer Prahlada. En effet, Holika avait elle aussi un pouvoir, elle ne pouvait normalement brûler grâce à un chale magique. Elle prend donc Prahlada sur ses genoux, et s'assoit dans le feu. Mais les dieux en décident autrement, et font s'envoler le chale, qui vient recouvrir Prahlada. Holika brûle, et Prahlada est sauvé. C'est donc la mort de Holika que l'on célèbre lors de la fête de Holi. (Hirankashyap a finalement été mis hors d'état de nuire mais c'est une autre histoire).


Etrangement, même si cette histoire n'est pas très joyeuse, Holi est certainement la plus amusante de toutes les fêtes. D'ailleurs, pour beaucoup d'hindous, elle rend hommage au dieu Krishna, qui comme vous avez pu le lire, n'apparaît pas dans cette légende! Comme dans beaucoup de culture, Holi marque une période de renouveau, et propose sous la forme de jeux un exutoire. Il s'agit là de s'asperger d'eau colorée.Prema, qui gère l'orphelinat, est chrétienne, et les fillettes pratiquent le christianisme, même si elles n'ont pas été converties pour celles qui sont hindoues ou musulmanes. Cette situation peu paraître étrange, voire choquante, et contraire au principe de laïcité. Toutefois en Inde, cette situation paraît normale. L'athéisme est difficilement concevable là-bas, en dehors de quelques cercles urbains, et le sécularisme consiste en une neutralité vis à vis de toutes les religions, mais en acceptant l'existence du divin. L'idée de ne pratiquer aucune religion est difficilement imaginable, comme ceux d'entre vous qui ont pu voyager en Inde ont du le constater, "what is your religion" étant souvent l'une des premières questions posées...Si les fillettes pratiquent le christianisme (protestant) en allant à la messe, elles célèbrent aussi la plupart des fêtes hindoues et certaines fêtes musulmanes. La directrice a expliqué aux filles que lorsqu'elles seront grandes, elles décideront seules si elles souhaitent poursuivre l'une ou l'autre des religions (ou plusieurs, comme cela se fait parfois en Inde), ainsi que les modalités de leur pratique religieuse. Prema souhaite que les filles connaissent les trois grandes religions de l'Inde, c'est pourquoi elle est ravie qu'un religieux hindou ait accepté de venir régulièrement raconter des histoires tirées de sa religion. Les religieux musulmans avec qui elle a discuté jusqu'à présent n'ont pas pu se rendre disponible pour venir expliquer leur religion aux fillettes. Lors de chaque temps fort de l'orphelinat (cérémonie d'ouverture, Noël, ...), la directrice a invité un religieux hindou, un religieux musulman et un pasteur, qui ont pu venir assister à l'événement côte à côte.



On the 1st of March, India celebrated Holi, also called the color »s festival as people traditionally splash colored water at each other. It’s a Hindu festival, which celebrates the victory of good over evil. More specifically, it celebrates the death of Holika who tried to burn to death her nephew, the pious Prahlada (In her defense, she did so on the request of the boy’s father, Hiranyakashyap, who was annoyed that her son would rather says his prayers to Shiva than to him). Though the story is not merry, Holi is certainly the most amusing and colorful festival. Actually, many Hindus consider that it’s a festival in honor of Krishna, though he does not appear in the initial story. Holi is one of the many festivals that celebrate spring around the world, from our western carnivals to the central Asian “norouz”…

Prema, who heads the orphanage, is Christian. So the girls practice many of the Christian rites, but they did not convert, for those who are Hindu or Muslim. This might conflict with secularism from a Western perspective. However, in India, this situation feels totally normal. Except for a few (often urban) exceptions, atheism is not professed in India, and secularism is based on the idea that there is god, or a divine entity, but that the different religions are equally acceptable and that the State should give the same support to all of them (even though this theoretical idea is not always perfectly implemented). Having no religion at all does not seem possible to the “aam admi” (‘the common man’), and as those who have travelled to India might have noticed “what is your religion?” is one of the first question people usually ask…

But though the girls practice many of the Christian rituals, they also celebrate Hindu festivals and a Hindu ‘holy man” comes to explain his religion to the girls, and Prema is trying to conclude the same sort of agreement with a Muslim cleric. Likewise, when the orphanage celebrates a specific event, such as its opening, Muslim, Hindu and Christian clerics are present and sit side by side…

mardi 16 février 2010

Une journée

L’école a lieu tous les jours du lundi au vendredi ainsi que le samedi matin. Typiquement, un jour d’école se déroule de la façon suivante :

JustifierIl est 6h, les fillettes s'éveillent...

- 6h : lever, brossage des dents (et oui, avant le petit-déjeuner !), douche, prière
- 6h - 6h30 : yoga à la maison

Visiblement, la posture du cobra n'a plus de secret pour les filles!

- 7h à 8h30 : soutien scolaire à la maison. En période d’examen, il s’agira de réviser les leçons précédentes apprises à l’école, et le reste du temps l’objectif est d’étudier en avance les leçons à venir à l’école
- 8h à 8h30 : petit déjeuner, changement des vêtements pour mettre l’uniforme de l’école, brossage des cheveux, un peu d’huile dans les cheveux (habitude locale), de talc sous les bras pour limiter la transpiration, et c’est parti pour l’école !

On s'entraide pour boutonner l'uniforme puis on fait la queue pour se faire masser le cuir chevelu à l'huile de noix de coco...

- 9h - 12h15 : école
- 12h20 - 13h05 : repas à la maisonEn rang pour le déjeuner: on attend le "curry" de légumes...

- 13h15 - 16h15 : école
- 16h20 - 17h : goûter à la maison, changement de tenue (enlever l’uniforme), et un peu de temps pour jouer Jeux d'intérieurs: certaines se concentrent sur les jeux de construction, tandis que d'autres les cachent dans leur robe...

Jeux d'extérieurs: la marelle, un jeu décidément universel

- 17h - 20h : soutien scolaire à la maison (jusqu’à 19h30 si l’électricité est coupée). Une fois par semaine, le soutien scolaire est remplacé par un cours de danse, dans le style « kuchipudi ». Une fois par mois, un prêtre hindou vient raconter des histoires issues de la religion aux enfants.
- 20h : repas
- 21h : coucher sous une grande moustiquaire toutes ensemble dans le hall de la maison au 1er étage, à côté des 2 « servantes » que nous vous avons déjà présentées.

Les samedi après-midi et les dimanches sont consacrés en partie à des jeux divers et variés, en partie à regarder des films en hindi à la télévision (dans l’objectif de leur faire apprendre la langue), en partie à se reposer. Le dimanche matin, les enfants vont à la messe protestante.

Cette description de la journée typique a du susciter un certain nombre d’interrogations, de l’organisation de l’école à la place de la religion, qui semble importante (notamment dans une perspective laïque « à la française », nous tâcherons d’y répondre très prochainement par des billets consacrés plus spécifiquement à ces sujets, mais si vous avez des questions « urgentes », n’hésitez pas à les mettre en commentaire.

THE DAILY ROUTINE AT THE ORPHANAGE

The children attend school Monday through Friday, and Saturday mornings.

6:00 – 6:30 Wake-up. Morning ablutions.

6:30 – 7:00 Yoga

7:00 – 8:30 Homework help . During exam times, review of school lessons. Otherwise, preparing new lessons.

8:00-8:30 Breakfast. The children then put on their school uniform, get their hair brushed and oiled (the custom is to put coconut oil on the hair) and they’re on their way!

9:00 – 12:15 School

12:15 – 13:00 Lunch at the orphanage

13:115 – 16:15 School

17:00 – 20:00 Homework ( only until 19:30, if the electricity is cut). Once a week, the homework period is replaced by a dance class, in the kuchipudi style. (Prema is herself an accomplished kuchipudi dancer.) Once a month a Hindu priest comes to tell the children stories from the Hindu tradition.

20:00 Dinner

21:00 Bedtime. All the children sleep under a big mosquito net in the big hall on the lst floor, with Lakshmi and Shivamma nearby.

Saturday afternoons and Sunday are days for different games, television films in Hindi, partly to improve the children’s language skills, and partly just for fun.

Sunday mornings the children go to local church services.

This presentation of the daily routine must have generated some further interrogations ; how does school works? what is the place of the religion (which seems quite important)? We will try to propose some answers soon on this blog. But if you have some questions which cannot wait, you can post them in the comments, and we will try to answer them!