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mardi 7 septembre 2010

Un mois d'août sous le signe des arts

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Le mois d'août était placé sous le signe de l'art et du numérique pour les enfants qui ont eu l'occasion de s'essayer à la photographie et à l'ordinateur.


Très désireuses d'apprendre à faire des photos, les fillettes ont très vite saisi la technique et ont mitraillé à l'objectif fleurs, animaux, humains, bâtiments et tous autres objets à leur portée. Les voisins de l'orphelinat se sont d'ailleurs également laissés prendre au jeu en prenant la pose parfois !
Maitrisant désormais l'art du cadrage, du zoom, du flash et bien plus encore, les fillettes se sont lancées dans la réalisation de leur autoportrait. Chacune a ainsi pu réaliser sa propre photo de plein pied et de buste ainsi qu'une photo les représentant dans leur futur métier. Les enfants ont improvisé des postures et des expressions originales dignes des plus grands photographes de mode !
Le but était de leur faire réaliser un projet personnel dans lequel chacune pouvait laisser libre cours à son imagination et à ses goûts.
Tandis que les plus jeunes dessinaient, les plus grandes ont accompagné leurs photos d'un petit texte tapé à l'ordinateur dans lequel elles se présentent.
L'ordinateur a en effet été la deuxième grande découverte de cet été pour les enfants. Elles se sont ainsi essayées aux jeux éducatifs et au clavier, ce qui leur permet de découvrir l'informatique tout en pratiquant l'anglais, qui, rappelons-le, n'est pas leur langue maternelle mais qu'elles pratiquent quotidiennement à l'école et au sein de l'orphelinat. Une fois les photos prises et le texte tapé, encore fallait-il tout imprimer. Les enfants étaient très heureuses en voyant la première impression ainsi qu'en découvrant le résultat de leur travail! Elles sont maintenant très fières de pouvoir dire qu'elles savent prendre des photos et se servir de l'ordinateur.
Après la danse et la photographie, restait encore le chant pour faire des petites filles des artistes accomplies ! Ce fut chose faite le 22 août lors de la célébration de l'anniversaire de l'église du village. Les enfants ont en effet chanté en chœur devant un public de plus de cent personnes la chanson "If you're happy and you know it".
D'autres photos ainsi que la vidéo des enfants en train de chanter sont disponibles sur la page facebook de Siwol.

The month of August was dedicated to art and digital technology, for the children got the opportunity to discover photography and computer.

The girls were eager to learn photography; they grasped very quickly the technique and took pictures after pictures; animals, people, buildings, etc. everything was worthy of being captured by their cameras. Our neighbors took part in the activity and sometimes posed as models for the kids!

From now on, children master the techniques of framing, zooming, flash and more. They were therefore able to carry out a real photo project. That is what they did with the making of their self-portrait: they took pictures of themselves, both half and full body, as well as a picture representing themselves in their future job. Children have imagined original postures and expressions which are worth a fashion photograph! The goal was to encourage them to develop their imagination and their own ideas in a personal project. Whereas the youngest ones drew, the eldest ones typed on the computer a small text introducing themselves.

Indeed, computer was the second big project we carried on with the girls during summer. They had a go at educative games and keyboard-typing. This enabled them to discover computer and to practice English at the same time. Even though English is not their mother-tongue, they practice it every day at school and at the orphanage.

Once the photos taken and the text typed, everything still needed to be printed. Children were really amazed to see the first photo-printing and they were also very happy to see the result of their ‘work’! They are now very proud to know how to take photos and use the computer!

Dance, photography… Children are almost accomplished artists! This even more true that they also master the singing: on the 22nd of August, for the Church’s anniversary, they sang in front of more than 100 people the song “If you’re happy and you know it”!

You will find more pictures as well as the video of the children’s song on Siwol’s facebook page.


lundi 2 août 2010

show time!


La comédie musicale a finalement eu lieu le 19 juillet. Entre deux averses de pluie, les enfants ont produit un superbe spectacle qui a beaucoup plu aux nombreux habitants du village venus assister à l’événement.

La comédie mettait en scène une petite fille orpheline, Alanna qui devait travailler dur pour subvenir aux besoins de ses sœurs. Alors qu’elle travaille dans les champs, elle découvre une carte au trésor. S’en suit alors un périple jonché d’obstacles et de monstres divers. Les petites filles finissent par triompher et, aidées par deux fées, trouvent la clé d’une maison paradisiaque, appelée Ingrid Paradise ! (ce qui est le surnom de l’orphelinat)


Le show, très émouvant pour les spectateurs comme pour les enfants, a été suivi d une petite soirée dansante pour les enfants.


5 des 6 volontaires sont maintenant reparties et préparent actuellement le montage du film de la comédie (nous le mettrons en ligne le plus tôt possible). Les enfants sont elles toujours très occupées avec au programme l’apprentissage de la photographie, de l’informatique, de la géographie et de la natation, grâce à la dernière volontaire.



The musical eventually took place on July 19th. Between two rain falls, children managed to perform a wonderful show. Numerous inhabitants of the village came and enjoyed the event.
The musical told the story of an orphan girl, Alanna, who has to work hard to feed her young sisters. One day, while working in the fields, she discovers a treasure map which drags them into an adventure full of hurdles and monsters. The little girls eventually triumph over all these tests and, with the help of two fairies, they find the key of a wonderful house, also called Ingrid Paradise. (which is how the orphanage is called)


The show moved both the public and the children and has been followed by a little dancing party. 5 of the 6 volunteers have now left Siruguppa ; they are working on the movie of the musical (we will upload it as soon as possible on the blog). Children are still very busy with learning photography, computer, geography, and swimming.

Les volontaires et l'équipe de l'orphelinat _ The volunteers and the staff from the orphenage

Toute l’équipe de SIWOL est très fière d’avoir participé à cette grande aventure, et remercie les volontaires d’avoir donné de leur temps et de leur énergie pour rendre cela possible.

All the members of the SIWOL’s team is very proud to have participated into that great project, and thanks the volunteers who have given their time and energy to make all that possible.


dimanche 25 juillet 2010

Quelques images...


En attendant les photos de la comédie musicale, quelques photos des répétitions
Here are some pictures of the musical's rehearsal, we will get the pictures of the final show soon





lundi 12 juillet 2010

Des volontaires venues de France


Début juillet, les petites filles ont fait la connaissance de six nouvelles volontaires, dont cinq resteront jusqu’au 21 juillet et une jusqu’à mi septembre. Les prises de contact se sont très bien passées et les premiers projets commencent à se développer.



Alors que les "petites" apprennent aux grandes à trier les lentilles, les "grandes" les aident pour les devoirs.



Les premiers jours, les volontaires se sont insérées dans la vie de l’orphelinat, participant à de nombreuses tâches domestiques, et aidant les filles dans leur travail scolaire. Si toutes les petites filles (notamment les plus jeunes) ne parlent pas encore anglais, les signes et les traductions de Prema rendent les échanges faciles.




Achat de tissus

L’un des projets est la réalisation d’une comédie musicale dans laquelle joueront toutes les petites filles. Elle aura lieu le 18 juillet et de nombreuses personnes du village ainsi que des membres des familles des petites filles seront présents. Il s agit donc d’un événement assez important, puisqu’il va représenter en quelque sorte l’orphelinat.Lors des répétitions, les petites filles font preuve d'une grande rigueur et apprennent très vite.Les tissus pour les costumes ont été choisis par les volontaires et une fois découpés par celles-ci, ils seront cousus par un tailleur du village.


Concentrée pendant la répétition


Rendez-vous après le 18 pour voir le résultat !!


In the beginning of July, the little girls met the six new volunteers, among which five will stay until July 21st and one until mid-September. The encounter went very well and the first projects are being carried out.

Even if all the children (especially the younger ones) do not speak English, signs and Prema's translations help facilitating the exchanges. During the first few days, the volunteers have tried to participate into the orphanage’s routine, participating into many household chores and helping the girls with their homework.

One of the projects is the realization of a musical in which all the little girls will play. It will take place on July 18th and a lot of people from the village as well as children's families’ members will attend it. It is therefore quite a significant event, since in a way it will represent the orphanage. During the rehearsals, the little girls are well applied and learn fast. The volunteers have chosen the materials for the costumes and once they would have cut them, a tailor of the village will stitch them. We'll see the outcome on the 18th !

samedi 5 juin 2010

La rentrée...

8 nouvelles petites filles sont arrivées le 18 mai dernier à l'orphelinat, ce qui porte les effectifs totaux de l'orphelinat à 22. Les nouvelles venues s'appellent Maremma, Lakshmi, Mouthamma, Shivalingamma, Jothi, Nagaveni, Basamma, Earamma.

A priori, il n'y aura pas de nouvelles venues prochainement. Pour le moment, les nouvelles observent avec vigilance leur nouvel environnement et comment les autres filles se comportent. Quelques filles ont beaucoup pleuré la première semaine, le temps de relâcher la tension liée au changement d'environnement. Les "anciennes" prennent le temps d'aider et de soutenir les nouvelles pour les guider dans leur nouvel environnement. Comme elles sont arrivées pendant les grandes vacances, cela a permis aux filles d'avoir un sas pour s'adapter à la vie "à la maison" avant d'attaquer à la rentrée, qui a lieu cette semaine!


Nous voulions en profiter pour vous rappeler l'histoire des filles.

La plupart des petites sont filles de devadasis (prostituées sacrées) et des orphelines, mais cela n'est pas systématique. D'autres viennent simplement de familles où il y avait des histoires de vie compliquées, comme par exemple une mère décédée, un père alcoolique assez violent. Dans ce cas particulier, alors que la situation empirait, des gens de son village ont convaincu le père de confier sa fille à l'orphelinat... La directrice de l'orphelinat laisse le temps au père de réflêchir, mais s'il prend sa décision à un moment où il est sobre et de manière claire, il est possible d'insérer sa fille dans l'univers de l'orphelinat. Autre exemple : les deux parents d'une fille très pauvre sont en phase terminale du sida, ils sont extrêmement faibles et ne peuvent plus sortir de chez eux. Ils n'ont pas les ressources financières pour nourrir leurs enfants, d'autant que leur propre alimentation pose souci... Ils ont donc souhaité bénéficier de l'aide de l'orphelinat.

Cela signifie que toutes les filles ne sont pas orphelines. Mais toutes viennent de familles extrêmement pauvres, la plupart sont de castes intouchables, avec quelques musulmanes. Leurs histoires de vie sont assez complexes à chaque fois.

Cela veut dire aussi que toutes les filles ne sont pas filles de devadasi. La directrice laisse volontairement le flou autour de qui est qui, ce qui fait que les petites filles ne seront pas "marquées au fer rouge" car les gens sur place (à part la directrice) ne savent pas qui est qui.
Comme vous pouvez le voir, les nouvelles sont encore un peu "réservées", mais Prema est confiante en la capacité de l'équipe à les aider à s'épanouir progressivement...

During the holidays, 8 little girls joined the orphanage which brings us to a total of 22 girls living at Ingrid NeaJaveena. The newcomers names are Maremma, Lakshmi, Mouthamma, Shivalingamma, Jothi, Nagaveni, Basamma, and Earamma.

They're not expecting any more admissions this year. Since they arrived, the girls have been observing their new environment and the behavior of the other girls. There have been some tears, because it is of course stressful to adjust to a new place. The "older girls" are keen on helping out, and try to provide support and guidance. Since they arrived during the "summer" holidays, the girls had some time to adjust to life around the house before going back to school, just last week.

We wanted to take this opportunity to tell you a bit more about their "life story."

Most of them are the daughters of devadasis ("sacred" prostitutes), and orphans. But not all of them. Others "simply" come from families with hardships, a mother who dies, for example, or an alcoholic and violent father. In this particular case, as the situation was getting worse, the villagers convinced the father to put his daughter in the care of the orphanage... the Director of the orphanage gave him some time to reflect, but in light of the fact that he made a clear decision when he was sober, it was possible for her to be admitted to the orphanage. In another case, the impoverished parents of a young girl found themselves in the terminal phase of AIDS, incredibly weak and no longer able to leave their home. They did not have the financial resources to feed their children, let alone themselves... and so they sought the help of the orphanage.

This means that not all the girls are orphans. But they all come from extremely poor families, in addition to being socially marginalized because of their caste (untouchables) or because they are Muslim. Each and every one has a complex life story, in which several layers of marginalization intersect: gender, profession, class, castes, religion, etc…

This also means that not all the girls are the daughters of devadasi. But the Director chooses to remain vague about the girls' backgrounds. This way, the girls will not risk being stigmatised, or worse, in light of the fact that the devadasi status is generally considered hereditary. It’s better that no one (besides the Director) knows who is who.

dimanche 30 mai 2010

Vacances...


En Inde, l’année scolaire est différente de la notre ce qui est logique, car dans la majorité des Etats (l’Inde est une fédération), la saison la plus chaude se situe au moment de notre printemps, en avril-mai-début juin. C’est notamment le cas au Karnataka. Donc, pour l’orphelinat, la période redoutée des « examens » de fin d’année, mais aussi les grandes vacances, sont déjà terminées.

Dans le système scolaire indien, les examens sont très fréquents, et pris très au sérieux (parfois trop, et certains écoliers subissent malheureusement une pression très forte, dès leur plus jeune âge). Et même si Prema et son équipe encouragent les progrès des filles sans les mettre sous pression, leurs excellents résultats ont été accueillis avec beaucoup de joie, du côté des adultes comme de celui des enfants.

Durant les « grandes vacances », Prema ainsi que l’équipe de l’orphelinat, ont décidé d’emmener les petites filles découvrir l’Etat du Karnataka. Pour ces enfants qui ne connaissaient même pas le concept de « vacances », cela a été un grand moment de joie et de découverte.

L’objectif de ces vacances était à la fois le changement bien sûr, mais aussi, comme nous l’a expliqué Prema de permettre aux enfants de voir les choses dont elles entendent parler à l’école « en vrai ». La ville de Mysore, qui était autrefois le cœur d’un royaume du même nom, était la destination idéale, puisqu’elle permet de cumuler palais, temples et zoo.

Le programme incluait une visite du zoo, afin que les filles se familiarisent avec les animaux sauvages et les oiseaux dont elles apprennent les noms à l’école. Puis une balade en bateau Ensuite, direction le palais de Mysore, parce que, comme nous a écrit Prema, « nous leur lisons tous les soirs des histoires de rois et de reines, mais elles n’ont jamais vu de palais… ».

Devant une statue, au grand temple de Mysore
Les éléphants du zoo
Le rhinocéros
Découverte des oiseaux

Balade en bateau

Devant le palais de Mysore

A voir leurs mines réjouies et leurs grands sourires, les filles ont pleinement profité de ces vacances…

Nous vous parlerons très bientôt de la rentrée, et des nouvelles venues à l'orphelinat...


In India the school year is different from ours, which is logical, since in the majority of states (India is a federation) the warmest season takes place at the same moment as our spring, in April/May/early June. This is notably the case in Karnataka. So, for the orphanage, the dreaded end-of-year exam period is over, as is vacation.

In the Indian school system exams are very frequent, and are taken quite seriously (sometimes too seriously, and certain school children are unfortunately subjected to heavy stress from an early age). So even though Prema and her team encourage the girls’ progress without putting them under too much pressure, their excellent grades were met with a great deal of joy from both the adults and the children.

During school vacation, Prema and the orphanage team decided to take the girls on a trip to discover the state of Karnataka. It was a moment of joy and exploration, especially for those students who weren’t even familiar with the concept of “vacation”!

The objective of their vacation was, of course, to give them a change, but also, as Prema explained, to allow the children to see the things that they learn about in school “for real.” The city of Mysore, which was once the heart of a kingdom of the same name, was the ideal destination because it allowed them to visit palaces, temples, and zoos.

Their schedule included a visit to the zoo so that the girls could get to know the wild animals and birds whose names they learn in school. Followed by a boat ride. And finally, a visit to the Palace of Mysore because, as Prema wrote, “we read them stories of Kings and Queens each night, but they’ve never seen a palace…”

Soon it will be time to go back to school, and we will tell you all about it, and about newcomers to the orphanage…

mardi 27 avril 2010

Un visiteur...

Rolf Hocke est un des nombreux amis de l'orphelinat Ingrid Naava Jeevana. Basé en allemagne, il s'occupe entre autres, comme Siwol de récolter des fonds et de créer des partenariats. Il a rendu visite aux fillettes et à l'équipe de l'orphelinat cet hiver. Voici le témoignage musical et écrit que ce pasteur passionné de musique a eu l'amabilité de nous transmettre.



"Il y a 10 ans, je suis allée à Siruguppa pour la première fois. Ma visite à Ingrid Naava Jeevana a une histoire qui remonte à près de 18 ans. Je connais Prema et Anand Kundargi depuis longtemps à cause d'un partenariat entre nos paroisses en Allemagne et en Inde. Je suis un pasteur. En 2006, Prema a visité notre paroisse de Eschwege comme "danceuse-ambassadeur" du district de Bellary du diocèse du nord du Karnataka de l'Eglise d'Inde du Sud. Depuis sa visite, Prema m'a aidé dans mes recherches sur la musique d'Eglise d'Inde du sud. La musique a toujours été importante dans ma relation avec l'Inde, mais ma dernière visite à Siraguppa a été très particulière vis-à-vis de cette question. Je suis tenu au courant de l'activité de l'orphelinat par des rapports et des photos, mais être avec les petites était quelque chose de spécial. Je pourrais essayer de trouver des mots pour cela, mais je préfère le faire à ma façon: je ne me contente pas de "collecter" la musique indienne, je compose aussi pour le piano, des morceaux de styles différents. Depuis que je suis allé à Siruguppa, et même quand j'étais là-bas, je ne peut pas stopper le flot de musique. Imaginez cet étrange visiteur, assis sur son lit un ordinateur sur les genoux, rentrant de la musique dans la machine. Un soir, les petites filles m'ont écouté chanté et jouer de l'harmonium lors d'un récital que Prema avait organisé avec un excellent chanteur classique indien, à l'étage de leur maison, exactement là où les petites dorment. A l'étage en dessous, cette même nuit, j'ai composé la mélodie "Feeling at home" (se sentir à la maison), que je partage avec vous maintenant. Ce n'est peut-être pas ma meilleure composition, mais cela a été écrit là-bas et à ce moment précis. Voilà la musique."

Si vous êtes intéressé, nous pouvons vous envoyer les partitions...


Rolf Hocke is one of the many friends of the orphanage Ingrid Naava Jeevana. He is a Pastor from Germany, and as Siwol, he collects funds and create partnerships. He visited the girls and the staff of the orphanage this winter. Here is his musical and written testimony, that he was kind enough to give us.

"Ten years ago I have been to Siruguppa for the last time. My visit to Ingrid Naava Jeevana has an almost 18 year long pre-history. I know Prema and Anand Kundargi for quite a long time because of the partnership of our church districts in Germany and India. I am an Evangelical Pastor. In 2006 Prema visited our Eschwege church district as a dancing ambassador of Bellary District of CSI Karnataka Northern Diocese. Prema since her visit in 2006 supports me in my studies on South Indian Church music. Music has always been important in my relation to India, but the recent visit to Siruguppa has been very special again, in this regard, also. I'm informed through regular reports and photos about the activities in the orphanage, but being with the little ones was something special. I could try to find words for it, but I prefer to do it my way: I do not only collect Indian music, I also compose for piano in different styles. Since I have been to Siruguppa and even when I was there I couldn’t stop the flow of music. Imagine that strange visitor, sitting on his bedside with a laptop on his knees, hammering some music into that machine. The little girls one night listened to my singing and harmonium playing in a recital Prema had organized together with an excellent classical Indian vocalist upstairs in their house, right there, where the little ones would sleep soon after. Downstairs the same night I composed the tune “feeling at home”, which I would share with you now. It may not be my best composition, but alas, it was written there and then only. Here is the music."

We can send you the music score if you are interested...