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jeudi 19 avril 2012

Quand l'Inde vient à Paris


Après le succès de la journée indienne de l’année passée, SIWOL renouvèle l’expérience le mois prochain, dans l’espoir de vous surprendre encore plus et de vous faire passer une journée inoubliable !

C’est le café associatif, Le Moulin à Café qui, cette année encore, nous accueillera Place de la Garenne, le 12 mai, dès midi et jusqu’à 22h. Une journée pour toutes et tous au bénéfice de l'orphelinat Ingrid Nava Jeevana !

Quelques soient vos goûts, vos intérêts, vos envies, nous vous invitons à venir passer une journée inoubliable, placée sous le signe de l’Inde, en plein cœur de Paris ! 

 Affiche réalisée par Philippe CAP, à partir de l'une de ses photos

Les gourmands pourront se délecter des délicieux plats indiens que le Moulin à Café servira au déjeuner (à partir de 12h) et au dîner (à partir de 19h30). Tout l’après-midi seront également servis lassi et sucreries indiennes pour éviter le petit creux de 16 heures.

L’après-midi sera consacrée à la découverte de l’Inde, grâce à la participation de nombreux intervenants talentueux qui nous font l’honneur de venir présenter leurs activités et leurs réalisations artistiques.

Les voyageur(se)s et les amateur(rice)s de photographie pourront admirer l’exposition du photographe voyageur Phillipe CAP qui présentera ses photos prises lors de ses voyages en Inde, un pays qu’il connaît très bien et où il a passé beaucoup de temps. Ces œuvres témoignent des beautés, des contradictions ainsi que de certaines réalités de l’Inde. Des photos réellement splendides que vous pourrez contempler et dont vous pourrez discuter directement avec l’artiste !

Sonia, créatrice de bijoux (Linoucréation), a réalisé une collection de style indien entièrement dédiée à SIWOL. Vous pourrez découvrir cette collection, apprendre les techniques de réalisation des bijoux et bien-sûr vous faire plaisir si vous le souhaitez en achetant colliers, boucles d’oreilles, bracelets et autres…


 Une des pièces de la collection SIWOL de Linoucréation 
Et parce que les bijoux sont indispensables mais pas suffisants pour se transformer en véritable Indienne, saris et pashminas seront bien-sûr également de la partie ! 

Pour parfaire la transformation, une initiation  à différentes langues indiennes (hindi, kannada,...) vous sera proposée !

La musique sera également au rendez-vous : nous vous proposons en effet un concert d’instruments typiques de l’Inde. Guillaume, joueur de tablâ, vous fera découvrir son instrument, par un concert ainsi qu’une initiation à tous ceux que la musique indienne inspire !

 Tablâ

Enfin, quoi de mieux pour finir une journée indienne qu’un spectacle de danseuses Bollywood ? La troupe de danseuses Bolly Deewani présentera son spectacle envoûtant. Toutes celles et ceux que les déhanchés de Shahrukh Khan font rêver auront l’occasion de développer leur talent en suivant les conseils des danseuses de Bolly Deewani. 



Gourmand(e)s, voyageur(se)s, passionné(e)s de photos, coquet(te)s, amateurs(trice)s de musique, danseurs(ses) en herbe, vous passerez  une journée exotique et surprenante, tout en soutenant directement l’orphelinat Ingrid Nava Jeevana ! 



Rendez-vous le 12 mai au Moulin à Café, dès 12h !!





dimanche 25 mars 2012

Questions de santé...


Comme vous aviez pu le voir lors de notre post sur le budget, la santé représente une part importante de ce dernier. Mais d’une façon générale, l’état de santé des filles est aujourd’hui bien meilleur qu’il ne l’était durant la première année de l’orphelinat. A leur arrivée, la plupart avaient des vers dans l’estomac, et elles étaient constamment malades. Certaines n’arrivaient pas à manger. Beaucoup avaient divers problème de digestion, et une des filles avait la tuberculose. Ces problèmes sont aujourd’hui réglés.

                                           
Un repas équilibré à l'orphelinat
 
Cette amélioration est due à plusieurs facteurs, l’apprentissage des règles d’hygiène, l’introduction dans leur alimentation de concentrés énergétiques et de vitamines, et d’une façon générale, un souci constant de l’équilibre alimentaires. Il leur est désormais interdit de s’acheter à manger à l’école, car l’huile de cuisson utilisée pour les beignets date de Mathusalem ! Prema a également demandé aux familles de ne plus donner de nourriture aux petites filles lorsqu’elles viennent leur rendre visite car il s’agissait souvent de biscuits périmés ou de beignets à l’huile douteuse. Les familles donnent donc quelques roupies, que les petites filles se partagent tous les dimanches et qui leur permettent de s’acheter des fruits.
 
Deux médecins de Siruguppa soutiennent activement le projet, en ne faisant pas payer leurs consultations, il ne reste donc qu’à régler le prix des examens et des médicaments. De plus, les deux médecins offrent de nombreux compléments alimentaires au projet, parmi les échantillons qui leur sont envoyés. Le poids des petites filles est suivi à échéance régulière.

Une campagne de santé publique

L’état de santé des filles est d’autant plus appréciable qu’elles font partie de l’un des groupes les plus vulnérables de l’Inde en termes sanitaires ; ce sont des enfants de sexe féminin, en milieu rural, et issues des basses castes ou des minorités religieuses. En milieu rural, le taux de mortalité des fillettes est de 79 pour mille (77 pour mille pour les garçons), même si elle est relativement meilleure au Karnataka que dans d’autres Etats (source : Recensement 2001). D’une façon générale, les problèmes de santé sont très fréquents en milieu rural. Chloé, qui a passé un an à Siruguppa se souvient ainsi d’une réunion de professeures des écoles maternelles publiques qui réunissait 80 femmes. En regardant autour d’elle, elle avait été très surprise de constater à quel point les gens autour d’elle étaient malades et avait fait un rapide sondage : un quart de la salle était malade ce jour-là !

Une pharmacie locale
 
A Siruguppa, il existe un hôpital public et de nombreuses « cliniques » privées, le terme de « clinique » pouvant dénommer aussi bien le simple cabinet de consultation d’un médecin qu’un établissement avec plusieurs lits. Les médecins publics interviennent également dans les villages aux environs, pour des consultations et pour les campagnes de vaccinations. Des « camps de santé » sont régulièrement mis en place sur des sujets spécifiques, par exemple il y a une fois par an ou tous les deux ans un camp ophtalmique, où l’on peut se faire opérer de la cataracte ainsi que l’a fait récemment Shivamma, l’une des salariées de l’orphelinat.
 
L’hôpital public est en théorie gratuit, la pratique étant celle du bakshish proportionnel à la gravité de la situation. Aucune personne autre que les « labor class » (classe ouvrière qui travaille principalement aux champs et sur les chantiers de construction) ne fréquente l’hôpital public, l’hygiène et la qualité des soins étant inférieurs à celles des « cliniques » privées. Ces dernières sont d’ailleurs très segmentées de par les tarifs qu’elles appliquent, avec des patients plus ou moins riches. En pharmacie, les médicaments sont vendus à l’unité : chaque médecin ne prescrit que la quantité dont aura besoin son patient, il y a moins de pertes qu’en Europe. Toutefois, dans la mesure où il n’y a pas de système de sécurité sociale public, il est très cher de se soigner.

Une autre campagne de santé publique, en kannada

Dans la pratique, l’une des difficultés des soins apportés aux « labor class » est leur absence totale de régularité dans leurs prises de traitement. Le médicament à prendre « matin et soir » ne sera pris qu’occasionnellement, et certainement pas en suivant la fréquence recommandée par le médecin. Ce point est notamment très problématique par rapport aux prescriptions de trithérapies pour soigner les patients atteints du sida. Concernant ce type de traitement, un autre point d’achoppement réside dans le fait que ces traitements nécessitent d’être pris conjointement avec un repas, or les « 3 repas par jour » ne sont pas forcément la norme pour ce public.




About health…

As you could see on our post related to the budget, health represents a significant part of the budget. Girls’ health is today much better than it was during the first year after the creation of the orphanage. When they first arrived, most of them had worms in their stomach and they were constantly sick. Some of them did not even manage to eat. Many of them had diverse digestion problems, and some of the girls were also suffering from TB. All these problems are now solved.


                                  
A balanced meal at the orphanage
 
Thanks to several factors that helped in this considerable improvement such as: teaching them the basic hygiene, the introduction of energy shots and vitamins in their nutrition, and more importantly thanks to a constant concern about balanced nutrition. Children are not allowed to buy food at school, because the cooking oil used for doughnuts is very old. Prema has also asked the families to stop giving food to the girls when they visit them, because it was often out of date biscuits or doughnuts cooked in dubious oil. Families therefore give them money (a few rupees) that girls share amongst themselves on Sunday in order to buy fruits.

Two doctors from Siruguppa actively sustain the project by giving free consultations; so the only things to be paid are for medical examinations and medicines. Moreover, the doctors give away many nutritional complements to the orphanage from the samples that they get from the pharmacies. Furthermore, the weights of the girls are also checked on a regular basis.  

A public health campaign

Generally speaking, the health of women from the rural parts of India is generally at stake due the lack of proper nutrition in their diet. Specifically, the health of the girls in this orphanage is even more vulnerable not only because they are female children from rural parts of India, but also due to the fact that they hail from lower castes and religious minorities. In rural environments, the mortality rate of female children is 79 per thousand (77 per thousand for male children), even though it is better in Karnataka than in other States (source: 2001 census report). In general, health related issues are very common in rural environments. Chloé, who spent one year in Siruguppa, recalls a meeting of 80 women public school teachers. When she looked around, she was surprised to notice the number of people being sick. After a quick survey she noted that ¼ of them in the room were sick on that day! 



A local drugstore
 
In Siruguppa there is a public hospital and numerous ‘private hospitals’. The term ‘private hospital’ refers to the practice of a single doctor with his own private clinic or healthcare, or a bigger hospital premises with several beds and more expensive treatment. Public doctors also work in the surrounding villages, for consultations and vaccination campaigns. ‘Health camp’ dedicated to specific topics are regularly set up. For example, once in a year or two, an ophthalmic camp takes place where it is possible to get cataract operation – that’s what Shiwamma, one of the orphanage employees, recently did.

Public hospitals are theoretically free, although a common practice is to bribe one of the hospital workers proportional to the gravity of the situation. No one apart from the labor class people (working class who work mainly in the fields and on construction sites) goes to the public hospitals. Hygiene and treatments are of inferior quality compared to the ones given in private hospitals. The latter can be quite segmented according to the fees they charge, with patients who are more or less rich. 
In drugstores, drugs are sold singly: every doctor prescribes only the quantity his/her patient needs. The pharmacy gives them the exact number and quantity of drugs one needs and therefore there is less wastage of drugs than in Europe. However it is very expensive to get proper healthcare since there is no public social security system.

Another public health campaign in kannada

In practice, one of the main difficulties in providing healthcare to the ‘labor class’ is their complete lack of regularity and awareness when taking their drugs. The medicine which should be taken twice a day would be taken only occasionally, and probably not according to the dosage recommended by the doctor. This element represents a big issue especially in the case of triple drug prescribed to AIDS patients. Another stumbling block in this kind of treatment is that, those drugs needs to be taken while eating a meal; but the ‘three meals a day’ is not really a standard for people belonging to this class of the society.  

jeudi 23 février 2012

Le kannada - ಕನ್ನಡ

La langue maternelle des fillettes est le kannada. Rien à voir avec le pays, il s’agit de l’une des 18 langues officielles de l’Inde, qui possède son propre alphabet de 52 lettres, sa grammaire, sa littérature, ses films. Comme c’est la langue principale du Karnataka, c’est la langue maternelle de plus de 32 millions de personnes, qui par ailleurs ne maîtrisent généralement pas le hindi, la langue nationale, ou l’anglais.

Une rue au Karnataka, observez le camion...
Cette langue fait partie de la famille des langues dravidiennes, principalement parlées au sud de l’Inde, et dont les plus connues sont, avec le kannada, le tamoul (au Tamil Nadu), le malayalam (au Kérala) et le télougou (en Andhra Pradesh). On connait mal les origines de ces langues. Linguistiquement parlant, elles sont très différentes des langues du nord de l’Inde, et notamment des langues indo-européennes, famille à laquelle appartient l’hindi. Cependant, les contacts prolongés entre les deux familles ont entraîné de nombreux emprunts, de part et d’autre.

Plutôt que de vous faire un « résumé » d’un manuel de linguistique, nous avons choisi de vous faire partager l’expérience de Chloé, qui durant l’année qu’elle a passée à Siraguppa, a appris cette langue. En effet, si nous voulons vous parler de cette langue, c’est avant tout parce que nous pensons que ses caractéristiques sont aussi révélatrices de la société et de la culture, que ce soit le système familial, les relations hommes/femmes, le rapport au temps, etc. 

Affiche d'un film kannada

Le vocabulaire concernant la parentèle est généralement très développé dans les langues indiennes. Comme nous le dit Chloé, « Les termes de « frère » et « sœur » n’existent pas, on utilise « frère aîné », « frère cadet », « sœur ainée » et « sœur cadette ». Le positionnement « responsable » ou « sous la responsabilité de » est donc essentiel. Cette approche se distingue de notre référentiel frère/sœur sur un pied d’égalité. Dans une même logique, « oncle » et « tante » sont remplacés respectivement par quatre termes chacun : « oncle ainé paternel », « oncle cadet paternel », « oncle aîné maternel ou mari de la tante aînée paternelle », « oncle cadet maternel ou mari de la tante cadette maternelle ». Après son mariage, la femme « appartient » au côté de son mari, et ce sont les hommes de ce côté de la famille qui portent des responsabilités, comme par exemple la prise en charge d’éventuels orphelins. D’où la situation particulièrement précaire des filles de devadasis, « sans père » et donc sans famille paternelle.

Le mot « non » n’existe pas. Je me rappelle encore un moment de « solitude » lorsque j’avais proposé à ma professeure de kannada de faire des « Yes or no question ». La négation peut être formulée de trois manières : « illa » qui veut dire « il n’existe pas, il n’y a pas » (il n’y a pas de sucre ici),  « béda » qui veut dire « il ne faut pas » (tu ne dois pas aller là-bas). Le dernier cas est le plus délicat à comprendre pour un « extérieur » à cette culture : utiliser des formulations affirmatives mais sans insister. Par exemple : « ce déjeuner est très bon », l’affirmative étant plutôt « ce déjeuner est vraiment excellent, je me régale », ou encore « j’arrive tout de suite » et non « j’arrive, je vais être là d’un instant à l’autre, attends-moi ».

Des devantures de magasin
Le rapport au temps est également assez différent, les langues indiennes insistant beaucoup plus sur « l’aspect » de l’action (finie ou non, par exemple) que sur son positionnement dans le temps. Comme en anglais, il existe le présent simple (je vais / « hogutteene ») et continu (je suis en train d’aller/ « hogtaviddini »). Le présent continu peut ainsi servir soit pour des actions en train de se dérouler (je suis en train d’aller à la maison), soit pour des actions à venir (demain j’irai à la maison). Ce point est pour moi lié à un certain rapport au temps, moins « contrôlé » et chronologique (en hindi, le même mot sert à « hier » et « aujourd’hui »).  A mon arrivée, j’avais tenté d’organiser mon temps de travail avec un agenda, pratique fort inutile sur place, que j’ai donc abandonnée par la suite.
Les termes de salutation reflètent également le contexte de développement de la langue. « Ca va ? » est remplacé par « as-tu eu ton petit déjeuner/ton déjeuner ? » ou « es-tu en bonne santé ? », symbolique de deux points de focalisation importants, dans une zone où la malnutrition et les problèmes de santé sont particulièrement prégnants. Les termes d’adresse (c'est-à-dire la façon dont on s’adresse à quelqu’un) sont également révélateurs. Ainsi, les marques de respect attachées au vouvoiement sont beaucoup plus marquées qu’en français (le pronom personnel « il » a ainsi une forme différente s’il s’agit d’une personne que l’on vouvoie ou tutoie). Et les règles à ce sujet sont assez distinctes des nôtres. Le mari tutoie sa femme, la femme vouvoie son mari. Les enfants vouvoient leurs parents, qui tutoient leurs enfants. Les personnes ayant un « statut important » (fonctionnaire, employé de banque, etc.) tutoient les personnes peu éduquées ou de bas statut (paysans journaliers, ouvriers). Sur ces deux points, une fois n’est pas coutume, j’ai toujours fait des erreurs volontaires, en tutoyant mon mari et en vouvoyant les ouvriers et les devadasis avec qui je travaillais pour marquer à quel point je les respectais et je les considérais. »

Nous espérons que ce petit tour d’horizon du kannada vous aura plus. Là encore, il ne s’agit pas d’un exposé scientifique, mais plutôt d’un récit, subjectif, d’une rencontre avec une langue, et de ce qu’elle semble révéler de ces locuteurs.

samedi 28 janvier 2012

An article about SIWOL

Two months ago we were contacted by a journalist who wanted to write an article about SIWOL and the orphanage. We thought that sharing this article on our blog would be a nice way to recall the reasons of our commitment to SIWOL.



"SIWOL, an organization founded by a handful of French young women, raises awareness regarding women conditions in India and supports an orphanage in Siraguppa, a small town in Karnataka, India.

As a start: a meeting
In 2004, Chloé Stahl, a young student at Science Po (a French University), goes to India in order to « move away » as she puts it. There she discovers a very different world. « It took me two months before I could understand where I was! Two-year-old children showed me the gestures of everyday life », she remembers. For one year, she lives and works in immersion in a small town of South India, for the NGO founded by Prema Kundargi. Prema is working with some scheduled casts women, who are ‘holy prostitutes’ called devadasi and who suffer from discrimination. Prema’s NGO helps them to change their life and to build a new activity. “Women in distress came every morning to ask Prema for help”, tells Chloé.
Back in France, the young lady wants to go on with her voluntary work. With a handful of French girls passionate about India, she creates SIWOL, which means ‘Support Indian WOmen’s Life’.

Then, an orphanage
From the very beginning, the organisation raises awareness regarding the devadasi’s condition and support Prema’s NGO.
When the latter decided in 2009 to open an orphanage to take care of the devadasi’s children whose mothers are decimated by AIDS, SIWOL decides to support the initiative. “Prema was an orphan herself, for years she had been holding this project so dear”, Chloé explains.
SIWOL’s help becomes both financial and human, by arranging voluntary missions on the spot.

A support which makes SIWOL the “backbone of the orphanage” in Prema’s words.
About twenty donors contribute to about half of the orphanage’s functioning expenses. Those amount to € 10.000 a month. 34 orphans find there board and lodging, and education (they go to the neighbouring English private medium school). They also get “a lot of affection there”, Céline Verney adds, who discovered the orphanage during a voluntary mission.

Boosting children’s self-confidence
As a volunteer, and while she was still a student, Céline taught for instance geography and photography to the orphans. “Like most people, they are very fond of photography. They were so happy; they had never touched a camera before. We worked on their self-image. The society gives them a very negative image of themselves. We tried to improve this”, explains Céline.
During her stay, the young woman notices a little girl who has just arrived in the orphanage, she looks very withdrawn. After two months, “she laughed, communicated with the others, the transformation was incredible!” Céline explains.



A long-term commitment
Moved by the impact of the orphanage, Céline became SIWOL’s president. Chloé remains one of the active members of the organisation. Both young women communicate with Prema by email every week. “They lived in Siraguppa and so it is easy to talk to them about the orphanage’s problems. They understand quickly”, says Prema, gratefully. “Prema is an extremely generous person, very smart” Chloé reveals.
“Without this place and without Prema, the girls would have probably died or would have been abandoned in the street. We have taken on a personal responsibility to them for at least fifteen years!” Chloé adds. She reveals that she saved some money for the NGO, in case the donations decrease”.

This article has been published on the generation-en-action.com website. You can find the original text in its French version by clicking on the following link:
Thibault lescuyer, Youphil.com

(Please note that this article has been published in French only. This is a free and non-official translation.)